Énigme
Lieu évoqué : Epinal
« Ses parents sont partis de bonne heure pour faire des courses à Epinal, préfecture et première ville des Vosges. Le chat vient de sortir pour sa promenade matinale. Enfin seule ! Jolaine s’installe à table pour dévorer un copieux petit déjeuner. Elle en profite pour faire le point, revenant sans cesse à la même conclusion : un tueur en série se prend pour un justicier et assassine froidement des criminels. Même mode opératoire : approcher la victime, l’endormir, la tuer et la mettre en scène en suivant la logique d’un conte qui correspond à ses crimes. Signatures ? L’incendie final…
Mais aussi le rapprochement possible avec un conte de Perrault… Double signature, donc… Il ne cherche pas à être connu, ou reconnu. Il est le vengeur, le bras de la justice. Il obtient satisfaction lorsque la sentence a été exécutée… Pourquoi tout incendier alors ? Pour masquer les indices ? Et perpétrer ses actions… Oui, il veut continuer à rendre la justice… Enfin, sa justice… Serait-il lui-même une victime que la justice a ignorée et dont l’agresseur n’a pas été puni ? En tout cas, pour connaître aussi bien les méfaits de ses futurs cibles, il a eu accès aux dossiers de ces affaires… Soit lui-même directement, soit grâce à un intermédiaire… Un policier, un substitut, un juge, un procureur… La liste est longue, mais la profileuse sent bien qu’il faut creuser cette piste. »
Nathalie Rouyer, Il n’était pas qu’une fois…, Les éditions Rebelyne, 2019, pp. 151-152