Les roses de Gallé

Publié par Bibliothèques de Nancy le

Lieu évoqué : Avenue de la Garenne

« Les roses sont aimables dans les roseraies. Elles sont désirables parmi les haies, sur les seins, au bout des doigts, et délicieuses, effeuillées, dans les coupes ! Comment expliquer le pouvoir qu’exercent à la fois sur les moins nobles et les plus délicats de nos sens, le vertige exhalé par l’odeur des carmins, la flatterie de la nuance, qui s’insinue plus avant dans les âmes que la couleur crue ne les blesse, enfin le rêve où, plus subtilement que tout brillant vernissage, nous induit la matité qui veloute sa caresse. Devant le problème de la rose, les poètes ont toujours la même réponse. Hugo s’écrie tout de suite : « Chair de femme ! Argile idéale ! Ô merveille ! »

Et, plus finement : « une rose me dit « devine » Et je lui répondis « Amour ! »

Émile Gallé, Écrits pour l’art : floriculture, art décoratif : notices d’exposition (1884-1889), Renouard, 1908

Iconographie : Laurence Dupeyron

Catégories : Émile Gallé