Extraits à lire et écouter

« En Lorraine, tout vient du sol »

Lieu évoqué : Contrexéville, Vosges. « J’ai grandi dans une ville thermale, Contrexéville. Sources, jaillissement de la terre… En Lorraine tout vient du sol, la forêt, le minerai, l’eau, le cristal. C’est une région tellurique ancrée dans la roche, modelée par ses sous-sols. Si certaines régions semblent avoir été dessinées d’en haut, ici, on sent que tout vient du tréfond, de l’en-bas, que tout ce qui se voit a germé, mûri et sourd de l’invisible pour Lire la suite…

« Sur la place or et noir… »

Lieu évoqué : Place Stanislas, Nancy. « Le ciel a rajusté son monocle d’or pâle ; La place Stanislas est, cette nuit, royale. Les marronniers, dans leur rumeur de falbalas, S’enchantent de la tendre haleine des lilas. Tandis que, goutte à goutte, Amphitrite et Neptune Pèsent le temps et sa fortune, Le poète en retard Laisse, derrière son épaule, un long regard Sur la place or et noir, où meurt le clair de lune » Nancy royale Lire la suite…

Saint-Epvre

Lieu évoqué : Place Saint Epvre, Nancy. Saint-Epvre Saint-Epvre en ce printemps je me souviens Nancy Comme un nom d’amoureuse à mes lèvres Nancy Je me souviens d’un jour où tout me fut magie O Nancy doux amer ensoleillé Nancy Tu portais cette église en cuivre vert moisi Comme un chemin fragile aux cheveux d’une fille Et on me la nomma d’un très doux nom de saint Saint-Epvre comme un havre où le malheur n’est Lire la suite…

Moi, prince de la rue

Lieux évoqués : Place Stanislas et Place d’Alliance, Nancy. Nancy à Charles Vergnaud Or sur Lys, ô soleil sur la neige ! La place Stanislas, royale en son cortège D’amours, de mascarons, de roses à recoins D’hirondelles, franchit le siècle, et ses trompettes Jettent la gloire aux quatre vents de nos Louis. Oui ; Et la place d’Alliance, est-elle au point Une robe de Marie-Antoinette, Un instant arrêtée au contre-point D’une gavotte, dont le doux Lire la suite…

La Place Stanislas, orgueil de Nancy

Lieu évoqué : Place Stanislas, Nancy. Nancy La place Stanislas, dans l’ordre des merveilles, Est l’orgueil de Nancy qui forgea ce trésor : Ici, palais Louis quatorze et grilles d’or Rayonnent de splendeurs qui n’ont point leurs pareilles. Les balcons s’enchantaient sous de roses corbeilles, Le jour d’azur que tu passas dans ce décor, Où brillaient au soleil, plus radieux encor, Les coqs portant au bec leurs lanternes vermeilles. Edifices d’Héré, portes de Jean Lamour, Lire la suite…

Œuvre, les Cahiers du Nord – Auguste Marin

Sur la Meurthe Nancy Nancy, je ne sais plus votre endroit sur les cartes, ni quel fleuve imprévu dessinait vos contours. C’est une boucle d’eau que ma mémoire écarte : vous approchez soudain par de secrets détours, Ô ville sans maisons, tellement inventée à force de nourrir mon unique souci, pour le loisir et le repos de ma journée je vous bâtis en moi et vous nomme Nancy. Je vous donne une place aux ferrures Lire la suite…

« et je t’aime déjà, vieille et jeune cité »

Lieu évoqué : Place Stanislas, Nancy « Le 6 novembre 1893, Verlaine sorti l’avant-veille de Broussais, prend le train pour Nancy. Le surlendemain, 8 novembre, à huit heures et demie le soir, il prend contact avec le public dans un salon du Grand Hôtel, place Stanislas … « Et toi, ô Nancy qu’en des jours plus heureux on appelait à si juste titre « la Coquette », et qu’aujourd’hui la glorieuse et douloureuse qualification de Lorraine doit seule décorer, Lire la suite…

La méthode des Pères

Parc de la Pépinière « Si la raison, la méthode des Pères ont mis de l’ordre dans le nerveux Gascon, Foch ne doit pas moins à la Lorraine exacte et prudente ; il en recevait les leçons quand à Nancy, en 1870, il passa l’examen de Polytechnique…Je le revois ce jeudi après-midi où il fit son entrée – était plutôt de retour – dans la capitale de la Lorraine. Les volets sur la façade devant la Lire la suite…

Les crimes de l’ange – Jean-Claude Baudroux

Rue Chanzy, Rue Saint Jean (Quartier Gare) « Une fois encore, Stanislas respira avec force l’air frais de la nuit et leva les yeux sur l’immeuble qui abritait le cadavre. C’était le n° 9 de la rue Chanzy, qui fait l’angle avec la rue Saint-Jean. Belle façade, d’autant plus belle que c’était Emile André qui l’avait dessinée. Bref, un de ces damnés architectes de l’Ecole de Nancy, un de ces illuminés qui voyaient des formes végétales Lire la suite…

L’ancienne place Thiers

Lieu évoqué : Place Thiers (Quartier Gare ; aujourd’hui place Simone Veil), Nancy « A 18 ans, au démarrage de ma vie étudiante, je louais alors un appartement dans le quartier le plus sale et le moins cher de la ville, la Grande-Rue. A L’époque y côtoyaient les familles d’immigrés et les dernières tapineuses de Nancy, malheureusement disparues. C’était un endroit insalubre, noir et gris. Paradoxalement, c’est le quartier le plus cher à présent. […] L’ancienne Lire la suite…