Extraits à lire et écouter

Blues sur fond de NJP

Lieux évoqués : ENSAD Nancy, NJP « Xavier Belair, le futur père d’Annette, ne s’était-il pas échoué contre ses genoux au bar du festival NJP un soir de grosse déprime ? Lola était alors stagiaire dans une boite de pub qui gérait les partenariats de la manifestation. Xavier Belair, professeur des pratiques plastiques et picturales de l’École nationale supérieure d’art de Nancy, avait conçu le visuel de l’affiche. Mais l’artiste avait trop bu ce soir-là. Deux mauvaises Lire la suite…

Boucherie à l’épicerie

Lieux évoqués : Nancy, Toul « Elles arrivent très en avance vers Nancy. À la hauteur de Toul, elles s’arrêtent dans une épicerie isolée au bord de la route. Une boutique qui fait essence et vente d’alcool et de bouffe. On se croirait au Texas, en modèle réduit et verdoyant. L’autoradio braille. Je voudrais pouvoir compter sur quelqu’un. Je voudrais n’avoir besoin de personne. Nadine coupe le moteur. Elle se souvient d’avoir écouté cette chanson en Lire la suite…

Le temps d’un verre

Lieu évoqué : verrerie de Baccarat « Dans les environs de Lunéville, nous visiterons la verrerie de Baccarat. Vous connaissez la pureté et la blancheur du cristal de roche, qui se trouve par fragments dans la nature de roche que les géologues appellent quartz ? Les verriers imitent le cristal par un verre dans lequel il entre cinq cent soixante parties de silice, quatre-vingt-neuf parties de potasse, vingt-six parties de chaux, trois cent vingt-cinq parties d’oxyde Lire la suite…

« Tous les jours, je vais mieux »

Lieux évoqués : Nancy « Norman, quant à lui, n’avait pas été un jeune homme très prometteur. Il travaillait convenablement dans la banque familiale mais prenait de longs congés pour voyager ou traverser les crises d’abattement. Durant sa plus longue période sans problèmes de santé, il avait passé quatre ans dans une banque d’affaires new-yorkaise. Lors de la guerre des Boers, il s’était enrôlé comme capitaine dans l’armée britannique et, sans doute à la stupéfaction de Lire la suite…

La Porte monumentale

Lieu évoqué : Parc Sainte-Marie Nancy, 18 juillet 1909 « La foule était si vaste et si compacte qu’elle devenait difficile à contenir. Malgré l’heure matinale de cette belle journée d’été, les rues environnantes étaient déjà encombrées de calèches et de voitures légères au milieu desquelles se glissaient piétons et passants, pressés de gagner la proximité des guichets donnant accès au Parc Sainte-Marie. Encore quelques minutes à peine et l’Exposition Internationale de l’est de la France Lire la suite…

Un faune et un parc

Lieu évoqué : Parc Sainte-Marie Ce qui m’advint au Parc Sainte Marie « Ému par le décret de nos Municipaux, Un vieux faune, éveillé de son divin repos, M’accosta sous un pin. Il geignit : « C’est étrange Je rêvais dans ce parc où nul ne me dérange, Car j’aime les enfants et plais aux amoureux… Or, voici que trouvant les massifs trop ombreux, Ces messieurs ont voté des sommes écrasantes Afin que l’on déboise et mette à Lire la suite…

Le village alsacien

Lieu évoqué : Parc Sainte-Marie « Les alsaciens sont arrivés. Des centaines d’invités viennent d’outre-Vosges pour la fête du village alsacien, écrivait dans ses colonnes L’Est républicain, qui racontait par le menu les festivités de cette exposition internationale de l’Est . Antonin Daum a offert un magnifique vase à monsieur Deutsch de la Meurthe, le président d’honneur. » Mais la grande fête aura lieu le 3 juillet 1909, avec l’arrivée des vignerons de la plaine d’Alsace. On Lire la suite…

Studio

Lieu évoqué : Nancy, non précisé Studio « C’est un logis perdu dans un quartier tranquille. En entrant tu craignais de troubler le repos d’un mort caché peut-être en des draps immobiles et ne comprenais pas l’ombre des volets clos. C’est un logis perdu dans un quartier tranquille Pourtant nous eûmes joie et maints sursauts d’amour dans le lit impérial protégé de tentures, et dans l’obscurité du boudoir pompadour, – Sur nous veillait sans doute une Lire la suite…

Ombellifères

Lieu évoqué : Rambervillers « C’est une fin de juin pluvieuse et douce, presque chaude. L’école est derrière moi. Une grande serre s’est posée sur la campagne, préservant dans sa buée nourricière les berges du Sânon, le Rembêtant, les premières fermes de Sommerviller dont je devine les toits au loin. Étuve. L’herbe déjà haute est trempée. A chacun de mes pas, elle sèche contre mes cuisses en y déposant des gouttes tièdes qui dévalent jusque dans Lire la suite…

Un joujou d’enfant

Lieu évoqué : Parc Sainte-Marie « Le Petit Chemin de fer Une locomotive qui paraît un joujou d’enfant ; des wagons quasi-liliputiens mais confortables, et tout cela roule avec crânerie et légèreté sur des rails minuscules. Le train se dirige sur l’aquarium, s’enfonce sous la voûte épaisse que forment les grands arbres du parc, traverse la Ferme Lorraine, voisine avec le Palais des Transports, longe le Palais des Textiles et vient s’arrêter au Palais des Fêtes ; puis Lire la suite…